Carsid Cokerie

Association française Apphim pour la sauvegarde du patrimoine industriel charbonnier. Mémoire des activités de la Cokerie Carsid à Marchienne au Pont, Belgique

19 janvier 2008

PRESENTATION

    Bonjour et bienvenue sur ce blog APPHIM.

    Ce site présente l'activité de plusieurs Cokeries de France ou de Belgique.
Nous présentons prioritairement les équipements de la Cokerie de Marchienne, du Groupe Carsid, située près de Charleroi, en Belgique.

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APPHIM


Message à l'attention des Cokiers, sous-traitants, et employés vivant de l'activité de la Cokerie de Carling

Béthune, Bassin Minier du Nord, le 12 Octobre 2009


Mesdames, Messieurs,
Je suis le Président de l'Association pour la Protection du Patrimoine Historique et Industriel Minier.
Je ne suis pas un homme politique. Je suis simplement un passionné par le patrimoine industriel des Houillères et je pense aux nombreux emplois que la disparition de la Cokerie engendrera, directement et indirectement.
Grâce à certains membres du personnel de la Cokerie, j'ai eut l'honneur de m'approcher des installations de Carling, pour lui dire adieu.
Le souffle de vie qui l'animait à ce moment, ainsi que celui des ouvriers, me laissait douter d'une fermeture tant imminente.
Je me joint à l'ensemble des membres de l'Apphim pour vous adresser nos plus vives sympathies et tout notre soutien dans cette épreuve.
Vous avez tous aimé votre travail et vous méritez davantage de reconnaissance face à un travail pénible.
Hélas, la conjoncture n'est pas du tout favorable à votre activité. Les pouvoirs publiques se désintéressent de votre devenir, malgré leurs promesses.
Personnellement, j'ai vécu de nombreuses fermetures d'usines des Houillères, dont plusieurs Cokeries, et le spectre de Drocourt me poursuit.
Le sol de Carling sera bientôt le même qu'à Drocourt, ancien bastion des Houillères, un désert industriel où les emplois sont sacrifiés.
Sachez que je porte pour vous et votre corporation, le plus grand respect et que je consacre ma vie à la mémoire de l'ensemble des activités des Charbonnages et de ses salariés, de toutes les régions de France.
A bientôt.


Sébastien Glaubert, Président de l'Apphim.



HISTORIQUE

             Les premières activités industrielles remontent à 1850. CARSID est née en février 2001, lors de la création d’Arcelor, les trois partenaires (Usinor, Arbed et Aceralia) ont décidé, dans le cadre de leur réorganisation, de créer Carsid, en partenariat avec Duferco.
Depuis fin 2004, Carsid est devenue un site de production à part entière du Pôle industriel de Duferco. Il alimente en brames les sites de Duferco La Louvière et de Duferco Clabecq.


LA COKERIE

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Introduction

La cokerie est le premier maillon de la sidérurgie. On y transforme le charbon en coke, combustible indispensable à la marche des hauts-fourneaux. Le coke est un matériau mécaniquement résistant, contenant du carbone pratiquement pur, associé à des teneurs moindres en éléments minéraux. Il est apprécié pour son caractère combustible et son potentiel réducteur élevé.


Ce coke est utilisé aux hauts-fourneaux pour :

  • Supporter la charge, tout en assurant une bonne perméabilité
  •  Assurer la combustion
  • Dissoudre les oxydes de fer pour libérer le métal.

La transformation d’un mélange de charbons en coke s’effectue à haute température dans des fours très particuliers.
Cette étape génère deux produits importants : le gaz et le goudron.

La cokerie est donc divisée en trois secteurs d’activité :

  • Les installations de déchargement et de préparation des charbons
  • Les batteries de fours et leurs annexes
  •  Les installations de traitement des co-produits.

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La Cokerie de Marchienne - Situation

    Cette Cokerie, exploitée depuis 1930 est arrêtée depuis le 09 Janvier 2008, date de son dernier défournement.
Elle est située au centre d'un important complexe industriel en voie de récession, des laminoirs, Hauts Fourneau... encadrent le site, différents puits de mine s'y trouvent également, dont le Puits Parents, le plus proche.

PARENT

    Dans ce périmètre, jusqu'à 4 Cokeries différentes ont étés exploitées par différentes Sociétés finalement réunies. La Cokerie de Marchienne fut la dernière de ce secteur.
    Cette activité est menacée de disparition en Belgique. A ce jour, seules deux Cokeries sont en activité dans ce pays.

Cokerie_de_la_providence

PLANS DE LA COKERIE DE MARCHIENNE

Plan_Cokerie

    Il a été décidé d'arrêté l'exploitation de la Cokerie de Marchienne en raison d'investissement trop importants à réaliser, les normes européennes imposant des aménagements pour la réduction de la pollution de l'air, représentant un trop important investissement, supérieur à un million d'euros de travaux pour le Groupe Carsid.
Malgré cela, cette cokerie avait un cout de production très rentable, le prix de la tonne de coke produite était inférieur au prix du marché.
    L'ensemble du personnel, environ 200 ouvriers, sera reclasser dans les autres établissements du Groupe.

    20080109__Poste_3___4h_du_matin_avant_les_derniers_d_fournements_DSCF1841

Poste du matin avant les derniers défournements, le 9 Janvier 2008.

    Il a été décidé de démanteler complètement la Cokerie, jusqu'à 50 cm en dessous du sol réel, ce genre d'équipement étant très dur à réhabiliter, ainsi que présentant de nombreux risques de pollution.
    Les terrains seront, par la suite, utiliser pour de nouvelles activités industrielles, dont les projets sont encore à l'étude.
    Le site des laminoirs mitoyens de la Cokerie, en cours de démolition, accueilleront une Centrale électrique, à gaz. La tuyauterie d'alimentation du gaz de cokerie reliant le gazomètre, passaient par ce site et a été coupée, dès l'arrêt de la Cokerie. Le gazomètre sera également un des premiers équipement de cette cokerie a être détruit.

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DESCRIPTIF TECHNIQUE DES INSTALLATIONS, Broyage, stockage, préparation des charbons.

APPROVISIONNEMENT

Les charbons utilisés pour la cokéfaction sont des charbons spéciaux, appelés « charbons à coke ».

Jusque dans les années 1970, ces charbons provenaient essentiellement des mines du Limbourg belge.

Depuis la fermeture progressive, puis définitive de ces mines, l’approvisionnement de

la Cokerie de Marchienne est assuré par des pays étrangers aussi lointains que les Etats-Unis, l’Australie et l’Afrique. Ces charbons sont acheminés par des bateaux de gros tonnage jusqu’aux ports d’Anvers, pour leur grande majorité, ou de Rotterdam.

 

Dans ces ports, un premier stockage stratégique est réalisé.

DECHARGEMENT DES CHARBONS
 
La cokerie peut recevoir les charbons par chemins de fer, par route et par eau. Cependant presque tout l’approvisionnement s’effectue par chemin de fer, en rames de 1.200 tonnes de wagons de type FADS et, depuis début 1996, des wagons de type FALS.

    Les charbons sont déchargés dans une fosse de réception d’où ils sont extraits par deux chariots racleurs et acheminés vers des silos de stockage par l’intermédiaire d’une série de transporteurs à courroies.Un système de détection et captation des métaux du type « overband » est installé dans ce circuit, afin de protéger les transporteurs d’une déchirure éventuelle.

Parc___Charbons

Vue en direction du parc à stock, depuis la Salle des Broyeurs, la voie ferrées de gauche est celle de la Cokerie pour l'approvisionnement en charbon, celle de droite est une voie SNCB. Le transporteur de droite est celui du déchargement péniche. 18/01/2008.

STOCKAGE DES CHARBONS   
Le charbon est stocké en silos comportant 3 lignes parallèles

  • Deux files de 10 silos magasins de 1.250 t = 25.000 t
  • Une file de 10 silos doseurs de 250 t = 2.500 t

soit un stockage de 27.500 t

Un ensemble de 8 silos permettant le stockage de qualités de charbons différentes

  • Capacité totale: 500 tonnes
  • Longueur, 42 m
  • Largeur, 5m
  • Profondeur, 9, 5m
  • Revêtement, Béton

Chargement : - Par wagons FADS
                        - 2 silos peuvent être chargés par camion.

- 2 chariots extracteurs, Débit total: 820 t/h de marque Meyer.

- Transporteurs TP1 à TP10a,
Nombre de tours, 5

- Silos à Charbon (datant de 1930)

Silos_Ext_rieur

Bâtiment des Silos à Charbon. 18/01/2008.

  • Un ensemble de 20 silos: capacité totales de 20.000 tonnes
  • Longueur du bâtiment, 137m
  • Largeur du Bâtiment, 28m
  • Profondeur, 10m
  • Revêtement, Béton.

- 2 ponts roulants Rep PR80-PR81, Reprennent aux 8 silos différents pour déverser dans le silos central d'alimentation.

  • Force de levage, 5t
  • Portée, 12,950m
  • Marque, DEMAG.

- 10 Chariots doseurs (1930 et 1955), Charriots doseurs avec roues preneuses rotatives permettant de prendre le charbon du silos central, pour le déverser sur le charriot extracteur.

  • 8 charriots à 1 roue: Débit variable 20 à 60 t/h de marque Koppers.
  • 2 charriots à 2 roues: Débit variable de 10 à 120 t/h, (1 roue supprimée) de marque HMS.

- Transporteurs, FC14/1 - FC4/2 - FC5
- Transporteurs, FC14/1 - FC14/2 avec tambours magnétiques.

    Outre ce stockage qui permet un volant de quelques jours, un stock sur parc à terre à été créé, correspondant à environ 15 jours de marche.
Ce stock est régulièrement renouvelé afin d’éviter une oxydation du charbon, ce qui dégrade ses propriétés cokéfiantes.

BROYAGE

2 broyeurs de type à marteaux, permettent de réduire la granulométrie des charbons avant de l'envoyer dans la tour au dessus des fours.

Broyeurs_ext_rieur

Bâtiment des Broyeurs. 18/01/2008.

  • Capacité: 250 t/h chacun.
  • Marque, AULMANN & BECKSHULTE.
  • Année 1955.
  • Moteur ACEC - 440 cv - 3 Kv - 1490 t/min (installé en 1972).

- Transporteurs FC 15/1 & 2 - FC6/1 & 2 - FC 7/1 & 2 - FC9 - FC10

- TOUR A CHARBON, Elle se situe au dessus des fours. permet le stockage et l'alimentation des enfourneuses.

tac
Tour à Charbon, 18/01/2008.

TAC

Tour à Charbon, vue côté Défourneuse. 18/01/2008.

  • Capacité de 4.000 tonnes, plus 1 tour d'essai de 100 tonnes
  • Longueur, 24, 800 mètres
  • Hauteur, 41m
  • Recouvrement, Dalles de verre partie inférieure.
  • Nombre de mamelles, 20 + 4 (tour d'essai)


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20 janvier 2008

DESCRIPTIF TECHNIQUE DES INSTALLATIONS, Batteries de Fours

Machines en service sur les batteries

Carsid01

2 Enfourneuses Rep1E & 2E, Elles reçoivent la pâte à coke depuis la tour à charbon, qui se deverse dans les 4 trémies de la machine. Ensuite, elles se placent sur le four pour l'alimenter en charbon.

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Trémies à charbon d'enfourneuse.

PICT0070

Tableau de commande de l'enfourneuse.

PICT0040

Tampons d'enfournement des fours. Les petits tampons se situent au niveau des parois.

PICT0032

Enfourneuse Rep 1E - 4 trémies de chargement
                                    - Capacité de 16 tonnes
                                    - Marque BERGER
                                    - Année 1951

Enfourneuse1E

Enfourneuse 1E, 18/01/2008.

Enfourneuse Rep 2E - 4 trémies de chargement
                                    - Capacité de 16 tonnes
                                    - Marque DETOMBAY
                                    - Année 1930
                                    - Graissage centralisé (1976)

PICT0064

Enfourneuse 2E, 18/01/2008.

PICT0065

un des 4 Conduits à charbons de l'enfourneuse 2E, 18/01/2008.

3 Défourneuses (dont une en réserve) Après enfournement, elle se place sur le four, le préposé à la machine ouvre manuellement la porte du répalage et déploie la crémaillière pour égaliser la hauteur du charbon dans le four. A la fin du cycle de cuisson du coke, la machine possède son système d'arrache porte pour retirer celle du four concerné et, à l'aide d'un bélier de la taille de la cellule du four, pousse le pain de coke de l'autre côté du four, celui ci tombant alors dans un wagon spécifique.

Défourneuse 1D

PICT0017

PICT0138

Enfourneuse 1 D, de marque berger.

             Cabine de commande               

                            - Système pneumatique levage-porte,
                            - Graissage centralisé (1978)
                            - Marque BERGER
                            - Année 1951.

Défourneuse 2D - 1 cabine de commande

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PICT0019

Enfourneuse 2 D, Detombay.

Plaque_D2

                            - Système pneumatique levage-portes

                            - Graissage centralisé (1979)

                            - Marque DETOMBAY

                            - Année 1930

Défourneuse 3D (Réserve) - 1 cabine de commande

                                              - Entièrement automatique

                                                - Contrôlée par automate programmable

                                                - Graissage centralisé

                                                - Groupe de secours en cas de déclenchement électrique

                                                - Marque DIMISA

                                                - Année 1983.

PICT0073

D_fourneuse_3d

Défourneuse 3D, 18/01/2008.

4 GUIDES-COKE (2 en service - 2 en réserve), chargé d'assuré le passage du saumon de coke vers le Coke-car pour limité la chute de produits. Il possède un système d'arrache-porte.

PICT0082

Voie du guide-coke.

- Guide-coke 1GC1, marque BERGER

                                Année 1951.

- Guide-coke 1GC2, marque SCHALKE

                                Année 1977.

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- Guide-coke 2GC1, marque HARTUNG

                                Année 1952.

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Guide-coke, vue sur le compartiment spécifique de passage du saumon de coke. Deux portes automatiques pour le personnel, situées sur les parois permettent la liaison avec le poste de commande, ce passage causera plusieurs accidents.

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- Guide-coke 2GC2, marque DETOMBAY

                                Année 1930.

2 Locomotives Electriques: Marque ACEC

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                                        Année 1930 & 1948

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                                         Nombre de vitesse, 2 vitesses de translation.

2 COKE-CAR Rep C3 & C4: Capacité 12 T de Coke

                                        Marque SCHALKE

                                       Année 1971 & 1975.

Tour d'Extinction: Longueur 17m, largeur; 5,5m

                                    Hauteur avec cheminée, 46,30m

NB, La cheminée de 5mX3m est en bois. (hauteur cheminée 22m28)

Système par rampe d'arrosage avec commande pneumatique.


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Tour d'extinction, accolée à la tour à charbon, le 18/01/2008.

- Quai d'étalage, Longueur 82m; largeur 6, 50m; revêtement, dallage réfractaire; inclinaison 28°

Equipe de herses: 46+23=69.

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- Quai de secours, Longueur 16m; largeur 6,50m; inclinaison 28°.

-Transporteurs FC1


Caractéristiques des batteries.

L’installation de Marchienne est constituée de 4 batteries pour un total de 122 fours.

Voici leurs caractéristiques ,

                                                                                                                                                     
 

 

 
 

Coppée   1

 
 

Coppée   2

 
 

Koppers

 
 

Didier

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

Nombre de fours:

 
 

26

 
 

26

 
 

50

 
 

20

 
 

Nombre de bouches d'enfournement:

 
 

4

 
 

4

 
 

4

 
 

4

 
 

Longueur (mm):

 
 

12920

 
 

12900

 
 

12900

 
 

12920

 
 

Largeur (mm):

 
 

460

 
 

460

 
 

475

 
 

460

 
 

Hauteur (mm):

 
 

4050

 
 

4050

 
 

4050

 
 

4060

 
 

Poids de charbon enfourné par fours   (Kgs):

 
 

15800

 
 

15800

 
 

16300

 
 

15800

 
 

Temps de cuisson:

 
 

16 H

 
 

16 H

 
 

18 H50

 
 

18 H50

 
 

Nombre de carneaux:

 
 

26

 
 

26

 
 

26

 
 

26

 
 

T° moyenne des carneaux:

 
 

1300

 
 

1300

 
 

1290

 
 

1300

 
 

Alimentation en combustible:

 
 

Compound

 

underjet

 
 

Compound

 

underjet

 
 

Compound

 

Canon

 
 

Compound

 

underjet

 
 

Type de réfractaires:

 
 

Silice   dense

 
 

Silice   dense

 
 

silico

 

alumineux

 
 

Silice   dense

 
 

Mise en service:

 
 

1981

 
 

1974

 
 

1952

 
 

1972

 
 

Dernier constructeur:

 
 

Didier

 
 

Koppers

 
 

Koppers

 
 

Didier

 

L’allure de marche (imposée par les temps de cuisson) nécessite 168 défournements journaliers. Cela correspond à un enfournement annuel voisin de 1.000.000 T de charbon pour une production de coke sidérurgique d’un peu plus de 700.000 T.

La pression barillet est de 5 mm CE et la production de gaz est de 36.000 Nm³/H.

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3D_batterie_chauffage


Croquis de la Batterie KOPPERS.

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21 janvier 2008

PROCESSUS DE COKEFACTION

    La « pâte à coke » étant prête, il faut alors procéder à la cokéfaction (distillation à l’abri de l’air). Il faut pour cela porter le charbon à une température voisine de 1.000° C)

    Cette opération se fait dans des cellules de fours entourées de « piedroits » ou murs creux à l’intérieur desquels brûle du gaz qui porte la température des parois réfractaires aux environs de 1.300° C, ces parois communiquant alors leur chaleur au charbon. Le gaz de combustion est amené dans chaque piedroit par des « carneaux », ou brûleurs, répartis sur toute la longueur de celui-ci.

    Ce gaz peut être du gaz de fours à coke ou du gaz de haut-fourneau, suivant les disponibilités. Lorsqu’on utilise du gaz de haut-fourneau, celui-ci doit être enrichi par du gaz de cokerie pour en élever son pouvoir calorifique.

    Pour diminuer au maximum les déperditions calorifiques, comme pour faciliter l’exploitation, les cellules de fours sont regroupées en « batteries » ce qui fait qu’un piedroit participe à la cuisson de deux fours contigus.

    Le remplissage des cellules se fait par des enfourneuses, qui soutirent de la tour à charbon, la quantité nécessaire, soit environ 16 tonnes (voir tableau ci-joint). Ces machines circulent sur le dessus des batteries et chargent les fours par des ouvertures aménagées à leur sommet (bouches d’enfournement). 

    Les fours sont enfournés suivant un pas de 5 de manière à laisser les batteries dans un état thermique convenable.

            Après une distillation complète dont la durée varie de 16 à 19 h selon les batteries, le coke est prêt à être « défourné ». Cette opération s’effectue par une machine, appelée défourneuse, qui pousse le saumon de coke au travers d’un couloir mobile, le « guide coke », jusque dans un wagon, le « coke car ».

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Défournement d'un four, poussé par la défourneuse, côté coke.

Ce dernier conduit alors le coke défourné sous une tour d’extinction où il est refroidi par aspersion brutale d’eau.

Mécanisme de cokéfaction.

 

Explication du phénomène. 

Une charge de charbon introduite dans la chambre d’un four à coke dont les parois se trouvent à une température de 950 à 1050° C doit passer lentement, dans toute sa masse, de la température ambiante jusqu’à la température de fin de cokéfaction.

Au moment de l’enfournement, les particules de charbon qui entrent en contact avec les parois à 1050° C, distillent brusquement, en donnant d’abondantes fumées brunes. 

La chaleur pénètre alors graduellement de la paroi vers le centre à travers la masse de charbon.

La marche de distillation comprend plusieurs zones de températures distinctes correspondant chacune à des températures chimiques et physiques différentes.

- De 100 à 200° C se produit la vaporisation de l’eau d’humidité et le dégagement du gaz occlus. Cette eau se condense dans la partie du charbon restée froide. Au début, cette partie s’enrichit donc en eau.

- Vers 300 à 350° C commence la fusion pâteuse du charbon jusqu’à 450° C environ. A ce moment se dégage la totalité du goudron et souvent, se produit un gonflement du charbon. Une partie de ces vapeurs goudronneuses entre en contact avec les parois chaudes et y subit une décomposition qui les transforme en goudron de cokerie. Cette réaction est accompagnée d’un dégagement de produits volatiles avec précipitation de carbone qui se dépose à la surface du coke sous forme de graphite (décomposition des hydrocarbures). L’autre partie des vapeurs goudronneuses se dirige vers le centre froid du four et s’y condense pour se dégager ensuite par la distillation quand la température de cette zone froide s’élève.

four

- Au-delà de 450° C, le coke commence à se solidifier. Le dégagement gazeux se poursuit un maximum, vers 650 à 700° C (surtout de l’hydrogène). Ce dégagement continue jusqu’à 800° C environ et ensuite, le coke achève sa formation avec contraction et retrait. Il y a donc à chaque instant, dans le four en cuisson, plusieurs régions à distinguer.

Région 1 : ayant subit la fusion pâteuse avec dégagement de goudron et où la température est supérieure à 500° C. Le travail de cokéfaction continue à s’y produire, avec dégagement d’hydrogène et passage de semi coke à l’état de coke.

Région 2 : qui est froide et composée de charbon. Une partie des vapeurs goudronneuses vient s’y condenser. Cette zone reste à une température voisine de 100° C. La vapeur d’eau continue à se dégager.

Région 3 : zone de séparation entre les deux premières régions, dite zone écran, elle est constituée de deux couches plastiques principales parallèles aux piédroits. Elles sont reliées au voisinage du bas et du haut du four, par deux couches de plastiques secondaires horizontales. Ces couches ont une épaisseur de 3 à 4cm.

Cette zone est ainsi appelée, parce que, étant peu perméable à la chaleur, elle empêche celle-ci de se propager rapidement vers le centre du four. C’est cette zone qui est responsable du phénomène de poussée. En effet, l’expérience a permis de déterminer que la pression du gaz, trouvée dans la zone plastique est très élevée et, de plus en plus, au fur et à mesure que l’on s’approche du centre du four. C’est cette pression qui se transmet aux piédroits par l’intermédiaire du semi coke et du coke formé et qui est la cause de la poussée. 

La pression des gaz, dans la zone écran, est de plus en plus élevée au fur et à mesure qu’elle est proche du centre, car il y a de plus en plus de goudron à évaporer ( les goudrons par opération de cracking plus les goudrons qui se sont condensés).

En fin de cokéfaction, les deux couches plastiques se rencontrent dans le plan médian et forme une couche plastique unique mais d’une épaisseur double.

Les gaz ont donc en moyenne une épaisseur double à traverser d’où une montée brusque de la pression qui est d’ailleurs accentuée par la vaporisation de goudrons produits pendant la phase précédente et explique le maximum de poussée observée sur les parois du four.

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EXTINCTION DU COKE

Extinction du coke.

Le coke produit dans les fours à coke est généralement porté à une température voisine de 1000° C. Il doit donc être refroidi rapidement pour pouvoir le manutentionner dans des conditions normales.

Cette opération de refroidissement est réalisée par un arrosage à l’eau sous une tour d’extinction.

Il existe un autre système de refroidissement, l’extinction à sec.

L’extinction humide : le procédé consiste à envoyer brutalement sur le coke rouge sortant du four une quantité d’eau très importante.

  • Défournement du coke dans un wagon COKE CAR 
  •  A l’arrivée sous la tour, déclenchement d’un arrosage que l’on cherche à répartir proportionnellement à l’épaisseur de la couche de coke.   
  • Cette opération est rapide, on déverse environ 30 m3 d’eau en plus ou moins une minute,15 m³ environ seront recyclés.
  • Ensuite, un égouttage de plus ou moins une minute trente.

Après égouttage sous la tour, déversement du coke sur la masse ; où un arrosage complémentaire est prévu pour des petits foyers résiduels.

Avantages :      

  • Investissement le plus faible
  • Coût d’exploitation les plus bas
  •  Entretien peu important

Inconvénients :

  • Quantité d’eau importante
  • Le coke obtenu est humide, environ 5%
  • Choc thermique important qui entraine une fissuration du coke.

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22 mars 2009

Sauvegarde de matériel et d'archives de la Cokerie

OPERATION DE CONSERVATION DE MATERIEL POUR EXPOSITION PERMANENTE EN FRANCE SUR LE THEME DES COKERIES

Visite du 20 mars 2009

- Sabots de maçon aux fours;
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- Cadre "Politique Qualité" se trouvant dans le réfectoire des fours;
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- Plaque de four n°120, Batterie Koppers;
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- Outil griffe pour l'ouverture des tampons;
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- Tampon;
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- Divers rapports fours/Traitement gaz
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- Ensemble complet de tenue de maçon ignifugée comprenant longue veste, jambière, capuche, masque, gants et casque;

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- Plans des fours sous différents angles;

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Visite du Jeudi 11 Juin 2009

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Briques provenant des fours

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Sabot placé sur le bélier de défournement de la machine 1D

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Plaque de maintien de la porte après ouverture

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Ailettes d'ouverture d'une porte de four

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Ailettes d'ouverture de la porte de répalage.

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Tableau d'information du réfectoire du secteur "fours"

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Plaques et panneaux divers

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Griffes de verrou du système d'ouverture d'une porte

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Accessoires divers du système d'ouverture de la porte de répalage

PROJET AVANT DÉMOLITION

Du matériel à encore été mis de côté pour la prochaine visite. Un projet plus complexe concerne la récupération d'un ou plusieurs tableaux de commandes des machines de fours

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Défourneuse 1D

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Guide-coke

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24 mai 2009

L'Apphim souhaite obtenir le classement de la Salle des Machines de la Fosse 10 de Billy Montigny

Le projet

L'Apphim souhaite protéger le bâtiment des machines, en le proposant pour le classement au titre des Monuments Historiques.

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Les Monuments Historiques (source Wikipédia)

Il s'agit d'une reconnaissance d’intérêt public pour les monuments et qui concerne plus spécifiquement l’art et l’histoire attachés au monument et constitue une servitude d’utilité publique.

Il existe deux niveaux de protection : le classement comme monument historique et l'inscription simple au titre des monuments historiques (autrefois connue comme « inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques »). On dit d'un bien, dans le premier cas qu'il est « classé », et dans le second, qu'il est « inscrit ».

Longtemps soumis aux dispositions de la loi du 31 décembre 1913, le classement et l’inscription sont désormais régis par le titre II du livre VI du code du patrimoine et par le décret 2007-487 du 30 mars 2007.

Le dossier

La démarche de classement peut être faite par n’importe qui, que se soient acteurs publics ou particuliers (propriétaires d’un bâtiment par exemple), auprès du Service départemental de l'architecture et du patrimoine (SDAP). L’Architecte des bâtiments de France (ABF) y est l’interlocuteur privilégié dans la démarche de classement et le contrôle de l’application des servitudes une fois le classement effectué.

Le dossier de demande de protection est généralement constitué par des personnes rattachées à la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC), recenseurs ou autres. Le dossier doit comporter une partie documentaire donnant des renseignements détaillés sur l’édifice (histoire, situation urbanistique, juridique, etc.) et des documents photographiques et cartographiques.

Le dossier ainsi constitué est ensuite soumis à l’avis :

Le préfet peut soit prendre un arrêté d’inscription, soit transmettre le dossier au Ministère en vue du classement. Le préfet peut aussi prononcer l'inscription et transmettre le dossier en vue d'un classement ultérieur. Dans le cas où le dossier est soumis au ministre, la commission nationale des monuments historiques se prononce et a alors deux possibilités : soit elle propose le classement, soit elle propose l’inscription si l’édifice présenté ne justifie pas un classement). Dans ce cas, le ministre signe l'arrêté de classement.

En cas d'opposition du propriétaire de l'immeuble ou de l'objet qu'il est proposé de classer, le classement peut être opéré d'office par décret en Conseil d'État.

Pourquoi l'Apphim souhaite conserver ce bâtiment?

Il est le dernier de ce type visible. Construit en 1899, il est un témoin direct de la Catastrophe de Courrières, le 10 Mars 1906. C'est le dernier bâtiment industriel de la Compagnie des Mines de Courrières datant de cette époque. La guerre de 1914-1918 a transformée la Concession de Courrières en champ de ruines. les nombreuses années qui ont suivies ont provoquées l'hécatombe de ce qui subsistait de cette époque. Seul ce bâtiment a survécu.

Les moyens

Faire connaitre notre projet en informant les habitants des environs, distribution de prospectus, information dans la presse...

C'est dans ce cadre que nous avons besoin du soutient de toutes personnes se sentant concernées par la mémoire du monde la mine et par la protection du patrimoine.

Que peut il arriver si rien n'est fait?

Depuis 1964, le bâtiment a été reconverti en atelier de construction métallique. Depuis 2007, il est laissé à l'abandon, la dernière activité a cessée ses activités dans le bâtiment.

Son propriétaire actuel envisage de le revendre, il peut être revendu à l'entreprise attenante ou à la Mairie de Billy Montigny qui soughaite étendre ses emprises foncières. Dans les 2 cas, le bâtiment sera détruit.

Etat du bâtiment

Aucunes machines de l'époque ne l'exploitation minière n'est encore en place, même le sol a été modifier.

L'intérêt se porte sur l'architecture des façades très décorées et alliant plusieurs composants, briques rouges et blanches, fers, béton.

Il est actuellement vétuste et peu entretenu depuis des années, les fenêtres et la toiture date de l'époque de construction. Un bâtiment parasite a été construit dans les années 60, du côté du puits 10.

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Soutenez notre projet

Nous avons préparé un document qui sera distribué dans les quartiers environnants de la fosse 10, pour faire connaitre notre projet et ce bâtiment et rechercher des soutiens.
Pour obtenir ce document, Projet_Fosse_10

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17 juin 2009

Infos ou intox? Nouvelle Cokerie à Charleroi (source www.7sur7.be)

 

Duferco envisage une cokerie à Charleroi

Le sidérurgiste Duferco envisage de construire une nouvelle cokerie sur le site de Carsid. Cette cokerie répondrait aux contraintes environnementales et serait couplée à une centrale électrique, indique Antonio Gozzi, patron de Duferco Belgique, au Soir mardi.

"La fermeture de la cokerie (de Carsid) était une erreur", reconnaît Antonio Gozzi, qui annonce que l'entreprise étudie "un investissement dans une nouvelle cokerie". Il s'agirait d'une installation flambant neuve dont les fumées resteraient en circuit fermé pour répondre aux contraintes environnementales.

Elle serait couplée à une centrale électrique qui en récupérerait l'énergie. "Il s'agirait donc d'un investissement comportant à la fois un volet sidérurgique et un volet énergétique", précise Antonio Gozzi. (belga)

28/04/09 08h58

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23 juin 2009

Défourneuse 1D, Mission accomplie!

Défourneuse 1D, Mission accomplie!

Comme je l'avais annoncé dans un précédant message, nous avions le projet d'obtenir les tableaux de commandes de la Défourneuse 1D. C'est désormais acquis, depuis ce mardi 23 juin 2009. Je rappel que le but est pédagogique, la cokerie étant vouée à la démolition proche, il est urgent d'en récupéré le maximum d'objets et de matériels témoignant de l'activité. Les tableaux seront remis en situation après restauration complète, accompagné de l'ensemble du pupitre.

Poste_de_controle_1D

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Les tableaux et leurs supports ont étés descendus depuis la plate forme de la Défourneuse, à au moins 4 mètres de hauteur, où se situe l'étage de la cabine de commande, à l'aide d'un long câble.
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Tableau et pupitre.
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Stockage de réserve pour l'Apphim sur le site de la Cokerie pour le projet pédagogique.

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Tableau expatrié au Siège de l'Apphim.
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Autre matériels récupérés à la Cokerie le 23 juin, écran d'indication de la position du bélier dans le four, brique en nid d'abeille, petits tampons avec cadre, vis pour ailette de porte de four, alarme de mouvement, outillage.

PROJET A VENIR

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Récupération d'une colonne montante complète avec la tête de cheval, selon possibilités, une ou plusieurs, en état de fonctionner (stocks de réserve).

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Je remercie les cokiers et employés de Carsid, qui m'ont apportés aide et soutien, Mr Carly, Rondinone et Codogno. Je déplore toutefois qu'il n'y ai pas plus de mobilisation de la part des anciens cokiers, suite à mes nombreux appels.

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